Oui, c’est vrai. Ton job va être mangé d’une manière ou d’une autre par l’IA. C’est omniprésent, anxiogène. Les états s’en contrefichent, les grosses sociétés y voient un moyen de faire davantage de profit, les créateurs de l’IA se bercent de l’illusion d’un monde où l’humain pourra se la couler douce pendant que les machines vont travailler pour eux.
Et oh, ne soyons pas pessimistes!
D’accord, c’est pas tout rose comme introduction. Et plutôt que de se lamenter, cherchons les opportunités dans ce monde de l’IA.
D’abord, essayons de comprendre ce qui va changer
- Le marketing : tout va être automatisé. La création de contenu et la publicité seront soit 100% automatique, soit augmentée par l’IA. Les petits jobs de micro-workers, type fiver, les graphistes du dimanche et les développeurs de sites web pour l’asso du coin…. ils sont foutus. Tout est possible avec l’IA, sans connaissance technique.
- Le développement : les meilleurs devs vont utiliser l’IA pour aller plus vite, mais les mauvais ne serviront plus à rien. Le débug sera fait automatiquement, les petits sites web, les modifications dans les vieux systèmes ERP, etc. Tout va être repris par l’IA. En tant que dev, il faudra être spécialisé dans un domaine précis (bancaire, pharma, chimie, logistique) pour combiner la force de la relation humaine avec le dev augmenté de l’IA.
- L’administratif : téléphone, email, fichier excel. C’est fini, tout sera remplacé tôt ou tard par l’ia. Peu de valeur ajoutée humaine, l’humain restera en dernier recours quand l’ia ne comprend rien ou que l’émotion est nécessaire.
- La vente : pas encore prêt de remplacer un vendeur de voiture par une IA. Du coup, la vente qui un relationnel humain très fort va pouvoir se développer et s’améliorer pendant un petit temps.
- Les métiers manuels : plombier, électricien. Aucun doute, les meilleurs métiers de demain. Ultra-demandés, des salaires en forte hausse, augmenté par l’IA pour le traitement administratif. Selon moi, la meilleure opportunité pour les 10 prochaines années.
- L’enseignement : on va faire une spécialisation de l’enseignement par niche, mais à quoi bon enseigner via l’ia une tâche qu’elle peut mener seule. Il faudra donc combiner des tâches à forte valeur humaine avec l’augmentation de l’IA. Beaucoup de cours vont être créés automatiquement, la différenciation avec un prof qui a de l’expérience de terrain va grandir.
Bref, je vous fais pas un compte-rendu de tous les métiers, mais il est bon de se souvenir des grands principes suivants
Les forces de l’IA
- tout est automatisé, elle prend en charge l’ensemble d’une chaine de travail
- elle calcule plus vite et lie les éléments via des milliers de combinaisons pour trouver des solutions à des problèmes complexes.
- elle n’est pas malade, ne réchigne pas.
Les forces de l’humain
- il sent les choses grâce à ses 5 sens et peut faire des liens uniques grâce à cela
- il a un sens global de l’humanité, de la connexion des espèces animales
- il expérimente les choses physiquement
- il est réellement empathique et peu s’adapter à son interlocuteur avec compassion
- il est réellement authentique, avec ses défauts et ses faiblesses, ce qui le rend authentique.
Quel side business lancer quand on sait tout cela?
Du coup, se pose la question de déterminer les métiers de demain, ceux qui font du sens dans ce monde de l’IA et qui laissent une vraie place à l’humain.
- Les métiers manuels : on l’a vu plus haut, ils sont très utiles, bien payés, et peuvent être améliorés par l’IA. Difficile physiquement, on imagine que l’équilibre des salaires va permettre aux métiers manuels de travailler moins pour un salaire équivalent.
- La collecte d’expérience. Un métier qui va naitre dans les prochaines années. L’IA a besoin d’information de terrain pour se nourrir. Elle a déjà aspiré tout le web, tous les livres, toutes les vidéos. Sa soif n’est jamais assouvie. L’expérience des humains est son meilleur levier de progression : information locale, capteurs de données industriels, expérience de vie, partage de communauté. Il faudra collecter et fournir sous format structuré ces données à l’IA. Cependant, la rémunération correspondante n’est pas encore claire.
- Les producteurs : avant que l’IA ne produise elles-mêmes les biens de consommation, il reste pas mal de temps. Les producteurs vont (enfin) pouvoir remonter la chaine de valeur et de distribution. L’IA va commander en direct chez eux pour le consommateur. Par exemple, je cherche une « machine à café », plus besoin de l’acheter chez Cdiscount, je vais directement l’acheter chez Philipps qui aura envoyer son flux de produit à l’IA. Cela créé une opportunité énorme pour les producteurs qui pourront se focaliser sur leur métier de base et optimiser leur marge. On parle de Warehouse AI.
- Les créateurs d’expérience. On l’a vu avec le voyage, les hotels à la papa sont morts et les expériences à la AirBNB ont décollés. Les humains vont rivaliser l’intelligence pour créer des expériences sensorielles intenses : son, odeur, image, toucher, goût, pour dépasser les attentes des consommateurs en recherche continuelle d’expérience toujours plus fortes.
- L’ultra luxe. Le luxe ultime sera de faire appel à des humains pour être servi. L’IA sera une commodité pour une grande partie de la classe moyenne. Les ultra-riches voudront à la fois l’IA et à la fois des humains pour dépasser les attentes et offrir une expérience authentique et complète.
Aller, je m’arrête là. J’espère que ce contenu vous a plu, n’hésitez pas à déposer un commentaire et me parler de vos craintes, doutes, convictions et idées.